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Stress et cycle menstruel : pourquoi les règles peuvent s’arrêter.

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Meditation Stress und Zyklus


Le plus important d'abord

  • Le stress, qu'il soit psychologique ou physique, peut perturber votre cycle menstruel. L'ovulation peut être retardée, voire vos règles peuvent s'interrompre.
  • Découvrez les processus biologiques déclenchés par le stress qui peuvent entraîner un retard d'ovulation et des irrégularités du cycle menstruel, et comment ceux-ci affectent votre santé.
  • Apprenez des méthodes efficaces de réduction du stress qui peuvent favoriser non seulement votre santé globale, mais aussi la régulation de votre cycle menstruel.

Le stress se manifeste de multiples façons et affecte notre corps de diverses manières, souvent plus que nous ne le pensons. L'un des effets les plus visibles d'un stress psychologique ou physique persistant est son impact sur le cycle menstruel. Il a été démontré que les règles peuvent s'interrompre en cas de stress intense. Ce lien étroit entre stress et aménorrhée est un sujet important pour comprendre sa propre santé. L'équilibre hormonal joue un rôle central et peut être facilement perturbé par le stress, ce qui peut affecter directement l'ovulation et le cycle menstruel.

Dans cet article, nous explorerons les mécanismes expliquant pourquoi le stress peut interrompre vos règles et nous vous éclairerons sur les interactions entre le stress, l'ovulation et le cycle menstruel dans son ensemble. Vous découvrirez comment le stress psychologique et physique affecte votre équilibre hormonal et ses conséquences sur votre cycle. Nous vous donnerons également des conseils pratiques pour soutenir votre rythme naturel et favoriser un cycle menstruel régulier. Ce guide vous permettra de mieux comprendre comment la gestion du stress peut avoir un impact positif sur vos règles.

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Stress psychologique et physique

Le stress est une réponse psychologique et physiologique normale de l'organisme face aux changements de son environnement, qu'ils soient émotionnels, physiques, sociaux ou culturels. Cette réponse au stress vise à assurer notre survie en déclenchant la réaction de « lutte ou fuite » ou la réaction de « protection et d'amitié », rendant ainsi l'organisme alerte et attentif.

Symptômes et effets

Le stress active initialement le système nerveux sympathique, déclenchant la libération d'adrénaline et de noradrénaline. Il en résulte une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la pression artérielle, la libération de glucose sanguin pour alimenter les muscles et une augmentation de la tension musculaire. Si le stress persiste, le cortisol est libéré, ce qui stimule la production de glucose, inhibe l'action de l'insuline et accroît la combustion des graisses pour assurer un apport énergétique suffisant. Il augmente également la pression artérielle et la fréquence respiratoire.

À court terme, des symptômes psychologiques tels que la nervosité, l'irritabilité, des difficultés de concentration et une tendance accrue à la consommation de substances psychoactives peuvent apparaître. À long terme, un stress persistant peut entraîner des maladies comme des problèmes cardiovasculaires, le diabète de type 2, la dépression, la démence, des troubles gastro-intestinaux, des allergies et des maladies auto-immunes.

Effets sur l'appétit et la digestion

Le stress peut également affecter l'appétit et la digestion. Certaines personnes réagissent par la diarrhée, d'autres par la constipation, des douleurs abdominales ou des ballonnements. Afin de préserver l'énergie pour la réaction de « lutte ou de fuite », la digestion ralentit. Les aliments ne peuvent plus progresser dans le tube digestif, ce qui peut entraîner constipation et ballonnements. Si des aliments se trouvent déjà dans le gros intestin, le corps cherche à les éliminer rapidement, provoquant ainsi la diarrhée. De plus, les personnes stressées ont souvent tendance à adopter une alimentation déséquilibrée, ce qui aggrave ces symptômes.

Influence du stress sur le cycle menstruel

Le stress peut affecter votre cycle menstruel de multiples façons. La zone du cerveau qui contrôle ce cycle est sensible aux efforts mentaux ou physiques excessifs, ainsi qu'au manque d'énergie. C'est pourquoi les femmes* qui pratiquent un sport de compétition intense ou souffrent de troubles alimentaires peuvent parfois présenter des cycles irréguliers : leur cerveau interprète le manque d'énergie et le stress chronique comme une situation d'urgence.

Ovulation retardée

En réaction, le cerveau cesse de stimuler l'hypophyse pour libérer les hormones déclenchant l'ovulation. D'un point de vue évolutif, cela se comprend : une situation de crise n'est pas propice à la grossesse. L'organisme a besoin de ses ressources pour survivre. Le stress chronique peut également retarder considérablement l'ovulation.

Oligoménorrhée et aménorrhée

Chez une femme non enceinte, l'arrêt complet des règles est appelé aménorrhée. Si les intervalles entre les règles sont trop longs, on parle d'oligoménorrhée. Le stress, les conflits relationnels, la pratique de sports de compétition, etc., peuvent entraîner une absence de règles ou des règles irrégulières.

Bien souvent, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Des irrégularités occasionnelles du cycle menstruel sont fréquentes et n'indiquent pas nécessairement une maladie : les perturbations passagères sont généralement dues à un stress passager. Même un stress positif, comme celui des vacances, peut perturber l'équilibre hormonal et entraîner un retard ou une absence de règles.

Pourquoi le cycle menstruel se dérègle-t-il en période de stress ?

Le stress active l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), entraînant une augmentation de la sécrétion de cortisol et de corticolibérine (CRH). Cet axe, ainsi que le cortisol et la CRH, régulent la réponse de l'organisme au stress. Cependant, la libération de CRH et de cortisol peut inhiber la production d'hormones reproductives, pouvant induire des irrégularités menstruelles telles qu'une ovulation anormale, une anovulation (absence d'ovulation) ou une aménorrhée (absence de règles).

Réduction de la progestérone

Lors de périodes de stress intense, lorsque les glandes surrénales produisent de grandes quantités de cortisol (l'hormone du stress), l'organisme a besoin de davantage de progestérone, élément essentiel à la synthèse de cette hormone. Par conséquent, la quantité de progestérone nécessaire à la phase lutéale après l'ovulation est considérablement réduite. Ainsi, la réduction consciente du stress est primordiale pour les femmes présentant une phase lutéale raccourcie ou une carence en progestérone.

Modifications de la phase lutéale

La durée de la phase lutéale (la période entre l'ovulation et les règles suivantes) semble constante chez les femmes*, tandis que celle de la phase folliculaire paraît étroitement liée à la variabilité de la durée totale du cycle menstruel. Autrement dit, la durée de la phase folliculaire est plus susceptible de varier que celle de la phase lutéale. Par conséquent, l'impact du stress sur l'ovulation pourrait figurer parmi les facteurs les plus importants associés aux modifications du cycle menstruel induites par le stress.

Conseils pour gérer le stress

Sport et exercice

Une activité physique régulière peut contribuer à réduire le stress et à réguler le cycle menstruel. Des exercices d'intensité légère à modérée, comme la marche, le vélo ou la natation, peuvent suffire à soulager les désagréments liés aux règles. Une meilleure circulation sanguine aide à atténuer les crampes et les tensions. L'exercice favorise également la libération d'hormones du bien-être comme la dopamine et la sérotonine, améliorant ainsi la qualité de vie.

Pendant vos règles, il est recommandé de privilégier les activités douces comme le yoga ou les étirements. Les entraînements intensifs, les sports d'endurance et les sports de balle sont déconseillés à ce moment-là. Les jours suivants, lorsque votre énergie et votre motivation sont au maximum, vous pouvez opter pour des entraînements plus intenses tels que la musculation ou l'entraînement fractionné de haute intensité (HIIT).

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Techniques de relaxation

En plus de l'exercice physique, des techniques de relaxation comme le yoga, la méditation et les exercices de respiration peuvent contribuer à réduire le stress. Le yoga associe des mouvements doux à des techniques de respiration et à la concentration, ce qui peut avoir un effet positif sur les douleurs menstruelles. Une respiration profonde et consciente peut détendre le corps et l'esprit et soulager la douleur.

Apprenez à poser des limites et à dire non lorsque c'est nécessaire pour respecter vos propres besoins. Prenez du temps pour vous et déconnectez-vous régulièrement des appareils numériques pour vous détendre. Une alimentation équilibrée, une activité physique suffisante et un sommeil réparateur peuvent également contribuer à réduire le stress et à réguler votre cycle menstruel.

conclusion

En explorant le lien entre le stress et le cycle menstruel, nous comprenons mieux les effets du stress psychologique et physique sur l'organisme. Nous avons constaté comment un déséquilibre hormonal, déclenché par un stress persistant, peut entraîner un retard d'ovulation et des irrégularités menstruelles. Proposer des conseils pratiques pour gérer le stress souligne l'importance d'une approche globale pour promouvoir le bien-être et la santé menstruelle.

En conclusion, il est important de souligner que la gestion active du stress et les soins personnels conscients contribuent non seulement à réguler le cycle menstruel, mais aussi à améliorer la santé globale. Il est essentiel d'écouter son corps et d'y répondre de manière appropriée. Grâce à des techniques de relaxation, une activité physique régulière et une alimentation équilibrée, chaque femme* a la possibilité d'améliorer son bien-être et son cycle menstruel.


Examen médical

Ce texte a été rédigé par des rédacteurs médicaux à partir de la littérature médicale et des études récentes. Nous nous efforçons de travailler avec rigueur scientifique, de citer nos sources et de réviser régulièrement le contenu afin d'en garantir l'exactitude et l'actualité.


Références et littérature

  1. Bae, J. et al. (2018) : Facteurs associés à l'irrégularité du cycle menstruel et à la ménopause.
  2. Kalantaridou, S. N. et al. (2004). Stress et système reproducteur féminin. Journal of Reproductive Immunology, 62(1), 61–68.
  3. Mihm, M., Gangooly, S., & Muttukrishna, S. (2011). Le cycle menstruel normal chez la femme. Animal reproduction science, 124(3-4), 229-236.
  4. Smith SM, Vale WW. (2006). Le rôle de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien dans les réponses neuroendocrines au stress. Dialogues Clin Neurosci, 8(4):383–95.
  5. Welt, C. (2021) : Éducation des patientes : Règles absentes ou irrégulières (Au-delà des notions de base).

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