Schwangerschaft

Dépression post-partum : vous n’êtes pas seule

Wochenbett Depression: Warum du damit nicht alleine bist


Le plus important d'abord

  • La dépression post-partum touche environ une mère sur cinq et constitue la cause la plus fréquente de mortalité maternelle.
  • Elle survient dans les 12 premiers mois suivant la naissance et est différente du baby blues passager.
  • Des facteurs biologiques et sociaux peuvent être des déclencheurs.
  • La dépression post-partum se soigne, mais il faut du courage pour accepter de l'aide.

La dépression post-partum touche environ une mère sur cinq et constitue la principale cause de mortalité maternelle. Bien que fréquente, elle est souvent sous-diagnostiquée. Il existe cependant des traitements efficaces et un soutien adapté.

Comprendre la dépression post-partum

La dépression post-partum est une maladie grave, clairement différente du baby blues passager.

Il est important de savoir que la dépression post-partum peut survenir dans les douze mois suivant l'accouchement. Si le baby blues est fréquent chez certaines mères et disparaît généralement au bout de quelques jours, 10 à 15 % des femmes développent une véritable dépression post-partum. À ce jour, aucune cause précise des troubles de l'humeur postnatals n'a été identifiée, mais plusieurs hypothèses existent.

Causes biologiques

Les changements physiques après l'accouchement sont considérables. Pendant la grossesse, le taux d'œstrogènes est multiplié par mille, tandis que celui de la progestérone augmente de 50 à 100 fois. Après la naissance, ces taux chutent brutalement. De plus, d'autres hormones jouent également un rôle important :

  • Les hormones du stress réagissent avec un certain délai et peuvent entraîner une surstimulation.

  • Un dysfonctionnement thyroïdien peut survenir

  • Les interactions entre les hormones et les neurotransmetteurs influencent l'humeur.

facteurs sociaux

Cependant, les causes ne se limitent pas aux facteurs biologiques. Le manque de soutien familial, les violences conjugales et les troubles mentaux préexistants sont particulièrement importants.

Cette affection peut être favorisée par une expérience d'accouchement traumatique, des changements dans l'image corporelle et l'image de soi, ainsi que par la transition vers une nouvelle structure familiale.

La dépression post-partum non traitée peut gravement handicaper la mère et nuire au développement de l'enfant. Il est donc essentiel que notre société prenne cette maladie au sérieux et que les personnes touchées reçoivent un soutien le plus rapidement possible.

Briser les tabous

La maladie mentale, notamment en lien avec la maternité, reste fortement stigmatisée. En tant que société, il est temps d'aborder plus ouvertement et de façon réaliste la période post-partum.

Le mythe de la mère parfaite

Les attentes placées sur les mères modernes sont énormes. On attend d'elles qu'elles soient et fassent tout : des mères parfaites, des professionnelles accomplies et des compagnes séduisantes. Or, cet idéal irréaliste engendre une pression immense. Nombre de femmes souffrent de devoir tout faire « parfaitement » pendant la grossesse, l'accouchement et la période postnatale.

Pourquoi nous devons en parler plus ouvertement

Les personnes touchées tentent souvent de dissimuler leur maladie. La dépression post-partum n'est pas un défaut de caractère. Elle peut affecter n'importe quelle mère, quelles que soient sa personnalité ou ses aptitudes. Cependant, de nombreuses femmes souffrent du poids supplémentaire des idées reçues dans la société.

Sensibiliser l'entourage de la mère est donc primordial. Le conjoint, la famille et les amis peuvent jouer un rôle crucial en étant attentifs et en proposant leur aide. Une communication ouverte et honnête, offrant un soutien sans critique, est inestimable pour les mères concernées.

Les pères peuvent également souffrir de dépression post-partum. Par conséquent, les hommes ne doivent pas hésiter à demander une aide psychologique s'ils se sentent dépassés.

Services de soutien professionnel

Si vous remarquez des signes de dépression post-partum, de nombreuses ressources professionnelles et options de traitement sont disponibles.

Le premier interlocuteur peut être un médecin généraliste, un gynécologue ou un psychothérapeute. Les sages-femmes jouent également un rôle important, car elles assurent le suivi des femmes après l'accouchement. Les femmes bénéficiant de l'assurance maladie obligatoire ont droit à 20 consultations de sage-femme au cours des dix premiers jours suivant l'accouchement.

Remboursement par les compagnies d'assurance maladie

Les caisses d'assurance maladie obligatoires prennent en charge les frais de traitement de la dépression post-partum diagnostiquée.

L'assurance maladie de base couvre :

  • Psychothérapie par un psychiatre

  • traitement médicamenteux

  • Thérapie en hospitalisation dans des établissements reconnus

Il est toutefois conseillé de vérifier auprès de votre compagnie d'assurance maladie quels services spécifiques sont couverts avant de commencer un traitement. Les assurances complémentaires peuvent également prendre en charge des thérapies alternatives telles que l'acupuncture ou les conseils nutritionnels.

Conclusion

La dépression post-partum touche de nombreuses mères, et pourtant, on en parle encore trop rarement. L'expérience montre qu'une combinaison d'aide professionnelle, de soutien familial et de soins personnels est essentielle à la guérison.

Il s'agit d'une affection traitable, aux causes à la fois biologiques et sociétales. Toutefois, il faut souvent du courage pour demander et accepter de l'aide.

La bonne nouvelle : grâce à un dépistage précoce et à un traitement ciblé, les mères concernées peuvent construire une relation positive avec leur enfant et retrouver la joie d’être mère. Prenez vos sentiments au sérieux et n’hésitez pas à accepter de l’aide. Vous n’êtes pas seule.



Références et littérature

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